
Ghana adopte une loi historique pour encadrer les cryptomonnaies
Par gnongnon
Le Ghana a franchi une étape majeure dans la régulation de l’économie numérique en adoptant une nouvelle loi sur les cryptomonnaies, marquant la fin d’une longue période d’incertitude juridique pour les actifs numériques dans le pays ouest-africain.
La Virtual Asset Service Providers Bill, 2025, promulguée cette semaine par le Parlement de Accra, légalise officiellement le commerce des cryptomonnaies et met en place un cadre réglementaire clair pour les plateformes et prestataires de services liés aux actifs virtuels.
Un cadre juridique attendu depuis longtemps
Jusqu’à présent, les cryptomonnaies étaient dans une zone grise au Ghana : largement utilisées par des millions de citoyens mais sans statut légal clair et sans protection réglementaire. Cette absence de supervision exposait les utilisateurs à des risques importants, notamment la fraude, le blanchiment d’argent et d’autres formes d’abus.
Le gouverneur de la Banque du Ghana, Dr. Johnson Pandit Asiama, a confirmé que la loi permet désormais de licencier et superviser les plateformes de trading, les portefeuilles numériques et autres prestataires d’actifs virtuels, dans le but de protéger les consommateurs et préserver la stabilité financière. « Effectivement, le trading de cryptomonnaies est désormais légal et personne ne sera arrêté pour cela, mais nous avons désormais un cadre pour gérer les risques », a-t-il déclaré lors d’un événement officiel.
Ce que prévoit la nouvelle loi
✔️ Licences obligatoires : toutes les entreprises offrant des services liés aux cryptomonnaies devront obtenir une autorisation de la Banque du Ghana pour opérer légalement.
✔️ Surveillance renforcée : le régulateur peut auditer, superviser et sanctionner les opérateurs ne respectant pas les normes.
✔️ Protection des utilisateurs : des règles sont prévues pour lutter contre la fraude, le blanchiment d’argent et la manipulation de marché.
✔️ Inclusion financière : la loi s’inscrit dans une stratégie plus large visant à intégrer les innovations financières au système formel et à soutenir la croissance des technologies fintech.
Un marché en pleine expansion
Selon des données récentes, plus de trois millions de Ghanéens — soit près de 9 % de la population adulte — utilisent des cryptomonnaies pour des paiements, des transferts internationaux ou des investissements, générant environ 3 milliards de dollars de transactions entre 2023 et 2024.
Cette adoption rapide du numérique a poussé les autorités à agir rapidement : après plusieurs mois de consultations, de projets de politique et de pressions institutionnelles, la loi vise à transformer ce phénomène de marché incontrôlé en un secteur structuré et surveillé.
Vers une Afrique plus régulée
Le Ghana rejoint une tendance africaine plus large de reconnaissance et de régulation des cryptomonnaies. Des pays comme le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud ont déjà adopté ou renforcé des cadres légaux similaires, dans l’espoir d’attirer des investissements, d’améliorer la transparence financière et de stimuler l’innovation.
DISCLAIMER
Les propos et opinions exprimés dans cet article n’engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d’investissement.



